Parlons Bouquins ! #2 Une biographie de Cartier-Bresson

Mon dernier ( et premier ) article de ce type date de quelques mois maintenant. Pourtant je me souviens avoir pris du plaisir à la faire. Et pourtant. J’ai peu de temps pour moi et les seuls moments que je m’accorde pour lire une livre qui n’a pas de but scolaire, ce sont ceux que je passe dans le train. Ce sont des instants particuliers, où se mêlent mon excitation de retrouver ma famille ou ma tristesse de la quitter, la fatigue ou encore un sentiment d’apaisement, c’est une véritable pause intemporelle. En ce moment, dans le train, je suis absorbée par une biographie de Cartier-Bresson écrite par Pierre Assouline.  C’est la première fois que je lis ce type de livre, un bouquin où il n’y a rien de magique et qui narre la vie d’une personne qui a réellement existé.

Pour ceux qui me suivent depuis un petit moment vous devez savoir à quel point la photographie a une place fondamentale dans ma vie. Et cette œuvre raconte comment celui qui est appelé « l’œil du siècle« est devenue le mythe, le maître d’un art si multiple dans ses fondements. Ce livre fut l’occasion pour moi d’en apprendre plus sur la Culture en général et d’élargir toujours un peu plus mon horizon artistique avec la découverte de nombreuses influences.

Ce livre, je l’ai acheté sur un cou de tête. Il était là, au milieu de ces grands bacs d’occasions où sont mélangés toutes sortes d’œuvres. J’aime fouiller et avoir le plaisir de découvrir par hasard un trésor ! Dans ces mêmes bacs en ce même jour j’ai pu faire l’acquisition de Une vie de Simone Veil et le Pianiste de Władysław Szpilman. Oui, j’avais un bon karma ce jour là, que des œuvres majestueuses ( avis purement subjectif évidement ! ).

Pour commencer, l’écriture : cette biographie n’est pas écrite à la manière d’un catalogue, non, l’auteur réussit le pari de fournir d‘innombrables informations sur la personne concernée tout en gardant la forme d’un roman. En parcourant les pages, tu découvres une histoire,l’histoire d’une vie. Les premières pages restent à mes yeux les plus belles, à tel point que je les ai lu plusieurs fois ! Avec en fond le mouvement cadencé du train et les doux rires des inconnus, ce fut le moment parfait pour plonger au cœur de la vie de l’un des plus grands photographes français.

Basée sur une longue conversation qui a durée plus de 5 années entre les deux hommes, cette biographie trouve sa richesse dans la justesse des mots choisis par l’auteur ! On découvre comment un jeune garçon d’une famille de grands industriels bourgeois a fait le choix d’un destin rompant avec celui qui lui était prédestiné. J’ai particulièrement aimé le nombre incroyable de détails qui  n’empêchent pas la clarté de cet ouvrage. Sa lecture permet de découvrir, de saisir l’humain qui se cache derrière l’un des plus grands photographe et  du XXeme siècle, derrière celui qui fut l’un des fondateurs de la prestigieuse agence de photographie Magnum, celui qui a couvert des évènements de porté mondiale et des instants clé de l’Histoire, celui qui a fait d’un Leica son « âme sœur » et qui aujourd’hui n’est plus mais dont le travail et l’engagement sont restés grâce à l’intemporalité de la photographie.

 » Vivre l’instant présent, il n’y a que cela de valable. La vie est immédiate et fulgurante. L’actualité appartient déjà au passé. Tel est l’enseignement de son Leica. »( page 17 )

Je ne peux pas résumer ce livre tel que je l’ai fait pour le roman de C.Dabos car ici c’est l’histoire d’une VRAI vie. On ne peut pas la résumer mais seulement se laisser porter par la curiosité. J’aimerais conclure cet article avec ces quelques phrases magiques qui ne m’ont pas laissé le choix que de continuer.

« Dès lors, en quittant Henri Cartier-Bresson, je savais qu’un jour je lui consacrerais non plus un article mais un livre. Pas seulement au plus-grand-photographe-vivant, au dessinateur ressuscité, au reporter au long cours, à l’aventurier tranquille, au voyageur d’un autre temps , au contemporain capital, à l’évadé permanent, au géomètre obsessionnel, au bouddhiste agité, à l’anarchiste puritain, au sur-réaliste non repenti, au symbole du siècle de l’image, à l’œil qui écoute, mais surtout à l’homme derrière eux, celui qui les réunit tous, un Français dans son siècle. Car, le poète l’a dit, c’est de l’homme qu’il s’agit » ( page 16 ).

2 Alors, tu as aimé ?

1 Commentaire

  1. Salut Cathy, merci pour cette critique, j’ai adoré ton style épistolaire, franchement tu es épatante de maturité franchement j’adore!!! Je découvre ton blog et le temps vient déjà à me manquer car je veux le parcourir tout entier franchement BRAVO!!
    xx
    https://yzystyle.com

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