Le féminisme et les livres

Depuis quelques mois, peut être même une année maintenant, j’essaie de sortir de  ma zone de confort de petite lycéenne ( ex -lycéenne ) pour ouvrir les yeux et m’intéresser à des sujets qui alimentent des combats et de vives débats au sein de notre société. Le féminisme en fait partie. Il est même devenu une part importante de la personne que je suis aujourd’hui. Il n’est pas toujours facile de s’attacher à ce genre de cause quand autour de soi personne n’en parle. J’ai toujours eu connaissance de l’existence de ce mouvement, une connaissance vague se limitant à sa définition d’une seule phrase dans le dictionnaire.

Mouvement militant pour l’amélioration et l’extension du rôle et des droits des femmes dans la société.

Mais quels droits ? A l’école, j’ai toujours appris qu’il y avait un avant et un après avec la Déclaration des droits de l’Homme et du citoyen, que la femme est l’égale de l’homme puisque tous les Hommes « naissent et demeurent libres et égaux en droit ». Et puis il y a eu les cours de socio sur l’éducation genrée, les textes défendant les droits des femmes de Mary Wollstonecraft, les remarques désobligeantes sur ce que devrait être une fille et sur ce que je ne suis pas, la chaine youtube de Hannah Witton, le discours à l’ONU d’Emma Watson, l’histoire des suffragettes, les actions médiatisées des Femen, les petites phrases machistes  que l’on m’a balancé dans la figure au magasin cet été.. J’ai voulu savoir. Comprendre pourquoi. Certains voir certaines trouveront à critiquer et dénigrer mes références, mais j’en suis fière. A une époque où nous prenons tout pour acquis, je suis fière de prendre conscience de mon existence en tant qu’être humain mais également en tant que femme. Au fil des mois j’ai appris à le dire et ce, en regardant mon interlocuteur droit dans les yeux : « Oui, je suis féministe. » Je ne sais pas si on peut s’improviser féministe, au fond de moi même j’ai toujours remis en question consciemment et inconsciemment ce fait que les petites filles on les habille en rose, qu’elles ont pour jouets des poupées, qu’elles doivent être calmes et coquettes. Petite, j’ai eu aussi bien des pirates en figurine, un costume de souris, des rollers, un circuit de petites voiture, un véritable épée en plastique mais aussi une poupée s’appelant Émilie, des chaussons de danse classique rose, le château de princesse Barbie et une petite kitchenette en plastique orange. Je crois que c’est cette dimension de mon éducation, ainsi qu’une multitude d’autres facteurs et détails qui une fois regroupés forment un tout, qui m’a amené aujourd’hui à développer mon intérêt pour la cause des femmes, pour la causes des êtres, pour l’égalité. A vrai dire, je suis égalitariste vis à vis des droits des femmes et des hommes. D’ailleurs, si je devais choisir j’utiliserai ce mot. Sauf que ce n’est pas le cas. Utiliser « féministe » revient à admettre, souligner et mettre en avant toutes les avancées que les femmes ont acquises au fil des décennies par leur combat, ce mot est porteur d’une véritable histoire, c’est le symbole et la première forme de concrétisation de tout un combat, de l’Histoire, de mon Histoire, de notre Histoire.

Seulement voilà, je ne veux pas me dire féministe juste parce que je crois en l’égalité des sexes. Je veux me dire féministe et pouvoir argumenter, débattre, exposer mes idées, le comment et le pourquoi des choses. Je veux apprendre et savoir sur le passé pour comprendre le présent et pouvoir m’impliquer pour faire changer les choses dans le futur. Voici ce que j’ai fait pour débuter : j’ai débuté mes recherches par des lectures, des lectures vraiment classiques. Celles que tu n’as pas besoin de chercher longtemps dans la librairie, celles dont le titre ou la couverture peut te sembler familière. Aujourd’hui je ne vais pas vous exposer mon avis pour chaque livre car je voudrais leur dédier des articles particuliers mais seulement vous proposer une forme de première liste que je me suis crée quand j’ai commencé mes recherches.

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Pour commencer, j’aimerais proposer le petit livre intitulé  » Défense des droits des femmes » de Mary Wollstonecraft. Enfin, l’exemplaire que j’ai lu et dont je dispose est un regroupement d’extraits de son texte paru en 1792. La préface est également très intéressante, c’est Martine Reid qui l’a écrite. C’est une spécialiste de littérature française du XIXe siècle qui est l’origine de la réédition de plusieurs ouvrages de George Sand.

Ensuite on peut parler de « Femme, réveille-toi ! Déclaration des droits de la femme et de la citoyenne » de Olympe de Gouges. Cette femme est née en 1748, ce qui la place dans la même époque, dans le même contexte temporel que Mary. Seulement, Olympe est française. Aujourd’hui on l’a considère comme une des pionnières du mouvement féministe en France. Je pense que je vais plus m’intéresser à cette auteure car j’ai pu lire dans sa biographie qu’elle est à l’origine de nombreux écrits en faveur des droits civils et politiques des femmes et de l’abolition de l’esclavage.

Nous pouvons également inclure dans cette première liste, le roman « Nous sommes tous des féministes » de Chimamanda Ngozi Adichie. Pour tout vous dire, ce livre fut le premier livre  dit « féministe » que j’ai pu lire. Je l’ai dévoré très rapidement, comment faire autrement, il est vraiment très bien écrit et les mots sont forts, posés et réfléchis. Si vous devez choisir un seul livre dans cette liste, je vous conseils de commencer par celui ci. Vraiment.

Ce livre que je vous propose maintenant a pour titre « Comment peut-on (encore) être une femme ? » et son auteure est Caitlin Moran. Je n’ai pas encore lu ce livre, donc désolé d’avance si ma proposition est mauvaise. Mais le résumé m’a bien plu. Il semble vraiment intéressant et apporter une fraîcheur certaine au milieu de tous les romans de « grandes dames » : « Un essai sur la condition féminine, entre coup de gueule et mémoires, dans lequel l’auteure raconte son 13e anniversaire désastreux, son adolescence, des amours, ses kilos en trop, son avortement ou sa maternité et aborde les questions récurrentes agaçantes : pourquoi les femmes doivent se faire le maillot en ticket de métro, pourquoi tout le monde veut savoir quand elles feront un bébé, etc.  » ( trouvé sur Babelio )

Pour clore l’article féministe d’aujourd’hui, voici encore deux références. Celle du livre de Elisabeth Badinter « Fausse route » qui est texte faisant l’état des lieux des luttes féministe. Je n’ai pas encore lu ce livre non plu mais son auteure, née dans les 1940, est connue pour ses réflexions philosophiques qui interrogent le féminisme et la place des femmes dans la société.Et enfin, pour conclure je vous propose de découvrir avec moi un livre qui est sortie l’année de mes 7ans, « Boys, Boys, Boys » de Joy Sorman.

 

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