Mon côté scientifique – Une histoire d’anatomie à Paris

Ce titre est une ironie. Je suis bien loin d’être scientifique. Et je n’ai plus honte de le dire. Au lycée général, il se peut que l’on t’amène à penser qu’il existe, implicitement ( ou non ) une forme de hiérarchisation des filières : la scientifique en haut du podium, la classe économique et sociale au milieu et enfin les littéraires devant occuper la dernière place. C’est un mensonge total qu’il faut mettre de côté ! Nous étions tous égaux et passionnés par des domaines différents. Et moi, je n’étais pas une fille scientifique. Les cours de SVT et de physique m’étaient insupportables, je fondais en larme à la moindre dissection, je n’ai pas dépassé la moyenne en mathématique lors de l’année de terminale, je n’ai jamais regardé de « C pas sorciers » en entier ( sauf celui sur le Sénat et le Parlement ! ) même si j’ai adoré Une brève histoire du temps de Stephen Hawking. Je ne pense pas non plus que tout puisse s’expliquer par les « sciences durs » et je suis profondément convaincue que les sciences sociales et humaines sont légitimes et véritables. Et pourtant, j’aime si fort les muséums d’histoire naturelle. C’est un paradoxe interne assez intéressant, vous ne trouvez pas ?  Ce n’est pas l’aspect « technique » qui m’intéresse fondamentalement mais plus le résultat final, le fait qu’un ensemble de petites choses puissent former un tout si extraordinaire et complet. Je pourrais passer des heures à explorer et observer le contenu de ces grandes galeries ! L’établissement de Paris reste à mes yeux l’une des plus belles constructions. Inauguré en 1793, ce n’est pas seulement un bâtiment mais un ensemble de sites comprenant le jardin des plantes, un parc zoologique, des serres et d’autres lieux dont Wikipédia pourra faire le résumé bien mieux que moi. L’intérêt de mon article ne se trouve pas dans la conception d’un listing détaillé mais dans le partage des photos suivantes.

Aujourd’hui, je voudrais vous emmener avec moi à la découverte de la galerie de « paléontologie et d’anatomie comparée », un lieu fascinant ! Elle a été inaugurée en 1898 en prévision de l’exposition universelle de Paris de 1900 ayant pour thème « le bilan d’un siècle ». On y fait une rencontre,en dehors de tout temps et tout paysage, d’une collection imposante de squelettes et d’autres structures d’êtres vivants dont les noms me sont inconnus. Je ne veux pas m’attarder sur l’aspect scientifique du lieu mais je voulais vous transmettre cette fascination que je ressens en me retrouvant confrontée à un squelette de baleine !

Et puis, au début de la galerie il y a un écorché d’Homo sapiens mettant en valeur sa musculature et son système nerveux. Je n’ai jamais fait véritablement attention à ce dernier. Et pourtant. Il y a quelques mois je me suis plongée au cœur d’une exposition lui étant réservée à Montpellier. Depuis que j’ai lu cet article dans Causette, je voulais absolument m’y rendre, malgré mon manque général de temps. J’ai découvert cette expo non pas avec un œil scientifique mais graphique. J’ai pris le temps de savourer les lignes, les formes, les nuances, les jeux d’ombres et les couleurs. J’ai immortalisé ces instants avec un appareil argentique, je prends du temps à apprivoiser les caractéristiques propres à ce type d’appareil. Je voulais tellement vous montrer les clichés finaux mais cela attendra le prochain ( et premier ! ) article consacré à la photographie argentique, le temps que la pellicule soit développée. Je vous laisse ici.. à très vite ! Cathy.

2 Alors, tu as aimé ?

Laisser un commentaire