Chronique d’une nouvelle vie – 1

Aujourd’hui je vous écris depuis la gare de Nîmes. Oui, de Nîmes.Ou plus exactement de l’une des salles d’attente de la boulangerie se trouvant à l’intérieur. Normalement cette gare ne figure dans mon itinéraire qu’en tant que gare d’arrêt, pendant que moi je reste tranquillement les fesses posées sur un des sièges du TER. Sauf qu’aujourd’hui ce n’est pas le cas, mes fesses sont là où elles ne devraient pas, sur une chaise d’une boulangerie de gare intermédiaire.

Pour ceux qui démarquent, voici le contexte : ayant eu mon bac cette année, team filière ES, ce mois de septembre signifie pour moi le début d’une nouvelle aventure, le début d’une nouvelle grande partie de ma vie. Cependant, comme tout bon étudiant de province j’ai du m’exiler à près de 200 km de mon cocon, de la maison de mes parents. Je ne vais pas vous cacher que je suis assez heureuse de débuter cette nouvelle étape de ma vie qui a pour mot clé : indépendance ! Seulement voilà,ce n’est pas juste, comme j’ai pu le croire naïvement au début, manger ce que l’on veut (et le taboulé directement dans sa boite ), vivre à son rythme, ne pas avoir de contrainte et pouvoir se balader en teeshirt-culotte. Justement, il FAUT se faire à manger, s’auto-restreindre et s’auto-contraindre, se fixer des objectifs, prendre à 110% voir 200% ses propres initiatives et surtout ne rien oublier. Et quand on se trompe, personne n’est là pour t’avertir ou rectifier ton tir. Comme ce matin, avec le train.

Ne commençant les cours que lundi prochain ( lundi 12 soit dans 3 jours très exactement ou par rapport à la date de publication, hier étant donné que j’ai oublié mon ordinateur et mes codes d’accès pour la gestion du blog dans mon nouveau chez moi ), j’ai passé ma semaine à découvrir Montpellier et faire des allés-retours entre mon studio et la fac pour m’inscrire à mes cours et assister à des conférences d’informations. Sauf qu’aujourd’hui, il est temps de rentrer chez moi, pour passer un week-end tranquille en famille avant d’attaquer. Comme je vous le disais au début de cet article, je suis à Nîmes. Pour la simple et bonne raison que je suis monté dans le mauvais train. Et Oui, c’est aussi cela l’autonomie, faire parfois les choses de travers sans qu’il n’y ait personne pour t’en empêcher. Si on y réfléchit bien, il y a plus grave que cela, je suis dans la bonne direction mais pas sur la bonne ligne. A part perdre mon temps, et encore ce n’est pas vraiment le cas puisque j’en profite pour vous écrire cet article, cela ne change rien pour mes billets ou même mon emploi du temps. Je me suis rendue compte de mon erreur une fois dans le train, les billets dans les mains et le contrôleur dans le wagon d’à côté. Dans l’absolue je ne sais pas si il m’aurait sanctionné pour mon erreur mais je ne vais pas vous cacher qu’en étant dans le mauvais train, j’ai eu un sacré coup de stress. Mon cerveau a tourné à mille à l’heure, cherchant à tout prix l’excuse qui serait la plus convaincante et l’attitude qui pourrait attester au maximum de mon innocence. Retrouvant mon sang froid au bout de quelques minutes j’ai pu prendre une décision, celle qui m’a fait atterrir ici, à la gare de Nîmes. Descendre dans une gare intermédiaire pour changer de ligne et attraper au passage le bon train quelques heures après. Dit comme cela la situation doit vous paraître vraiment ridicule mais je vous assure que sur l’instant je me suis déjà imaginée perdue dans la campagne, obligée de descendre dans une gare au milieu des champs à des centaines de kilomètres de chez moi. Et oui, j’ai une grande tendance à la dramatisation dans ces instants là, mais il faut relativiser, c’est ma nouvelle philosophie de vie. L’avantage c’est que je m’en souviendrai de mon premier trajet en train ! Et puis, grâce à ce petit imprévu, j’ai pu goûter au croissant au chocolat recouvert d’amandes grillées de la boulangerie Paul qui sont, au passage, vraiment géniaux.

C’est sur cette douce note chocolatée et un peu désorganisée que je vous embrasse, en espérant que cette nouvelle chronique pleine de (vrai) vie vous plaise ! A très vite.

CathyDSC_0734

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