Bien dans sa tête et dans son corps

Il n’est pas toujours évident d’être à la fois bien dans son corps et dans sa tête. Il n’est pas rare d’être soit l’un soit l’autre mais il est beaucoup moins fréquent d’être dans les deux situations au même moment. Et pourtant. C’est tellement bien de pouvoir se sentir vivant, de se sentir soi même en s’acceptant à l’intérieur et à l’extérieur. Personnellement j’ai plus souvent été bien dans ma tête que dans mon corps. Je ne peux dire que j’en suis malheureuse car ce n’est pas le cas, mais pourquoi ne pas tout mettre en œuvre quand on a toutes les cartes en mains pour arriver à cet équilibre si recherché, qui semble alors devenir l’unique voie en direction du bonheur ? Alors là vous devez être en train de vous dire mais qu’est ce que tu fais Cathy ! De quoi tu parles, dans quel nouveau délire vas-tu ? Et bien oui, voilà, je ne suis plus à l’aise dans mon corps, et ce malgré toutes mes tentatives possibles de m’accepter, malgré mes bonnes paroles et la réflexion que j’ai menée quand j’ai rédigé cet article il y a quelques mois de cela et qui avait fait réagir ( et dont j’en suis encore aujourd’hui heureuse et fière ) un bon nombre d’entre vous. Au cours de ce 3, 4 derniers mois j’ai succombé à ma « gourmandisophilie » ravageuse accentuée par les examens que j’ai passés, le voyage que j’ai fait ainsi que tous les moments gustatifs que j’ai partagés avec ma famille au cours du mois d’août.

Je n’arrive plus à me sentir bien dans mon corps avec ces quelques petits kilos en trop qui ne devraient pas tant me perturber. Pour tout vous dire, j’ai détesté transpirer et ne pouvoir respirer correctement quand j’ai couru pour rejoindre le travail pour ne pas arriver en retard, j’ai détesté être essoufflée en montant plus de 20 marches, je n’aime pas l’aspect de mon corps, je n’ai pas osé descendre en un short les marches de amphithéâtre – plein de monde – à la fac pour rejoindre mes amis qui se trouvaient alors en bas. Moi qui n’est d’habitude par porté sur ce genre de détail, mes cuisses, mes bras, mon ventre m’obsède. J’ai peur de ce que les gens se disent quand ils me voient. Je me soucie de ce que les autres pensent de mon corps et je déteste cela. Je déteste être si porté sur l’aspect qu’il peut avoir, sur mes rondeurs alors que depuis quelques temps, presque 1 an maintenant, je fais en sorte de combattre les stéréotypes, les préjugés, les fausses normes, les images dégradantes que notre société fait peser sur les femmes, sur l’aspect que leur corps devrait avoir. Aujourd’hui je suis arrivée à un point si loin que je n’envisage même plus de m’accepter tel que je suis. Je suis arrivée à un point où je vais tout faire pour arriver à un résultat où je sais que je serais en mesure de m’accepter. Vous saisissez la différence ? Je vais me remettre au sport, manger plus de fruit, remplacer le goûté constitué de tartines par des fruits, je vais changer. Vous savez, cette décision me réjouit tout autant qu’elle me culpabilise. Je culpabilise d’être si influençable par la société alors que je fais et je ferais tout mon possible dans l’avenir pour combattre cette main invisible, ce regard et cette influence ravageuse qu’elle a sur nous, et plus particulièrement sur nous les filles. D’un autre côté, je me réjouis de cette décision en me disant que si je réussis ce défis je pourrais être fière de moi et en sortir que plus forte, plus sûre, avec une confiance démultipliée qui pourrait m’être bien utile pour surmonter les prochains défis que ma vie me réserve.

Cette décision va m’accompagner dans le tournant que ma vie est en train de prendre, dans mon défis de l’acceptation de soi et dans la recherche d’un équilibre certain. Je vous en reparlerai très vite, en laissant passer entre cet instant et le prochain, quelques semaines. Sur ce je vous embrasse, j’ai un train à prendre.DSC_0022

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3 Replies to “Bien dans sa tête et dans son corps”

  1. C’est pas réellement la société qui t’as influencé mais le besoin de te sentir en forme et en bonne santé avec un corps capable d’endurer les épreuves de la vie active 🙂

    1. Salut ! 🙂 Non sincèrement je ne pense pas, avoir 5 kg de plus ou de moins ne ferait pas de différence sur ma condition physique ( et je dis cela en connaissance de cause, et même avec une plus grande fourchette de poids ), c’est vraiment un rapport à l’image me concernant, qui a encore évolué depuis l’écriture de cet article en septembre dernier. Aujourd’hui, avec mon entrée à l’université, mon entrée dans ma vie en « autonomie », je ne pense pas être dans le même état d’esprit qu’en septembre et personnellement je sais que ces complexes étaient du à l’image que j’avais de moi même et du regard des autres. Bonne soirée et merci pour ton commentaire !

      1. Coucou,
        Oui, c’est évident que si tu t’es basé sur ton reflet et sur le regard de l’autre c’est (encore haha) la faute aux dictats de notre superbe société…
        En tout cas j’espère qu’avec 3 mois de recul tu te sens mieux dans ton petit corps et ta petite tête haha
        Bonne journée 🙂

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