Aujourd’hui, mes vêtements seront noirs.

Dimanche 15 novembre 2015, 21h00.

Si je vais écrire ce texte, ce n’est pas par envie ni par obligation : c’est un besoin.
Un besoin de m’exprimer pour faire face à la barbarie, aux drames qui nous touchent. De près ou de loin, nous sommes tous impactés. Comme beaucoup d’entre nous, j’ai passé la nuit de vendredi à samedi à regarder les infos, les réseaux sociaux pour essayer de comprendre ce qu’il se passe, de prendre conscience de l’horreur de la situation. En m’endormant vers la fin de la nuit je n’espérer qu’une seul chose : que lors ce que je me réveillerai quelques heures plus tard je me rendrai compte que tous cela n’était qu’un très mauvais cauchemars.
Malheureusement non, ce ne fut pas le cas.
A l’heure où j’écris nous sommes dimanche soir, j’ai l’impression d’avoir passé le week-end dans un état second et de l’être encore. En commettant ces attentats ils veulent nous faire peur, nous détruire. Ils entretiennent une haine profonde qui leur a été insufflé envers notre patrie, notre mode de vie, notre liberté. Durant cette nuit ils ont voulu nous empêcher de rire, de partager, d’aimer, de se retrouver, de célébrer, de rêver.. Ils ont voulu nous empêcher de vivre.
Et je n’ai qu’une seul réponse à cela : il n’y arriveront pas, et je vais continuer à rire et pleurer, crier et embrasser, danser et étudier, écrire et m’exprimer ! Nous allons tous le faire, nous les défenseurs de notre culture, de notre bonheur et de la liberté.
Demain, mes vêtements seront noirs. Ils ne le seront que ce jour pour montrer ma détermination à continuer à vivre, car le contraire les ferait gagner.

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